Concert avril 2026

Requiem op 9 de Maurice Duruflé

Organiste et compositeur français du 20ème siècle. Enfant, il fréquente la maitrise de la cathédrale de Rouen où il apprend les différents aspects du chant et parallèlement il étudie le piano. A 18 ans, il intègre le conservatoire de Paris, apprend la composition avec Paul Dukas. A l’orgue il aura pour maître Eugène Gigout et Louis Vierne dont il deviendra l’assistant à Notre-Dame de Paris, mais à sa mort, il ne sera pas choisi pour le remplacer. Il obtient le poste d’organiste titulaire de l’église de Saint-Etienne du Mont à Paris. Monseigneur Jehan Revert, alors Maître de Chapelle de Notre-Dame de Paris, dira de lui à ses obsèques : « Duruflé se fait le chantre de l’espérance de l’âme chrétienne parvenant à la lumière après la mort ».

Le Requiem composé en 1947 est la 9ème œuvre majeure et emblématique de Maurice Duruflé. Son intention était d’abord, d’écrire une suite pour orgue seul en s’inspirant de la Messe des Morts grégorienne mais très vite il a ressenti le besoin d’y ajouter des voix en polyphonie. Il se réapproprie et s’inspire de cet héritage grégorien qu’il restitue avec élégance. Son langage est riche, émaillé d’accord raffinés, de contrastes, de dramaturgie sacrée qui s’épanouissent tout au long de cette œuvre. Celle-ci comporte 9 mouvements et est dédiée à son père. (pour écouter)

Au Grand-Orgue avec « L’incantation pour un jour Saint » de Jean Langlais. Cette pièce est basée sur deux thèmes grégoriens de la Vigie Pascale : : le triple « Lumen Christi » et sa réponse « Deo Gratias » ainsi que la litanie avec ses réponses « Kyrie eleison » et « Christe exaudios ». Jean Langlais né en 1907 en Bretagne, devenu aveugle à l’âge de 2 ans, entre au conservatoire de Paris dans la classe de Marcel Dupré en même temps que Maurice Duruflé, Oliver Messiaen et Jehan Alain. Il occupera la tribune d’orgue de Sainte Clotilde pendant 42 ans. (pour écouter)

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Cette 2ème partie comprendra deux œuvres d’Antonio Vivaldi, Musicien vénitien du 18è siècle, Vivaldi était un virtuose du violon et enseignait la musique à l’Opesdale della Pietà, un orphelinat pour jeunes filles pour qui il a beaucoup écrit. Son œuvre se démarque des canons de son temps, elle est novatrice, brillante, volubile, tout à fait l’esprit de Venise à son époque.

Le GLORIA RV 589 en ré, est la plus connue et la plus chantée des œuvres de Vivaldi avec les 4 Saisons. Composée vers 1713 pour la fête de la Visitation, elle concentre toute la virtuosité créative du maestro rosso. Les mouvements rapides et lents alternent donnant à la pièce de l’éclat et du recueillement, du rythme et du lyrisme dans un ensemble harmonieux, élégant et brillant. Dès sa création, cette œuvre rencontre l’adhésion du public, un succès qui ne s’est jamais démenti. (pour écouter)

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Nous terminerons ce concert par le Credo RV 592 qui est le deuxième Credo composé par le Maître de Venise et aussi le moins connu. Peut-être à cause d’une controverse qui oppose certains spécialistes, une minorité l’attribue à Adolphe Hasse. Mais à l’écoute, on y retrouve ses figures de style, la volubilité, la verve, l’élégance et l’éclat de son écriture, un chassé-croisé entre mouvements rapides et lents dans une richesse d’harmonie. (pour écouter)

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